Cadeau

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Qu'ont t'ils a nous offrir ces enfants camerounais dans leur dénuement ! en apparence rien, en réalité tout...
Parrainer un enfant, cadeau pour soi

Serge, kentajiste

C’est un cadeau qui se découvre peu à peu,

 

Il faudra surmonter quelques peurs (si j’en parle comme cela, c’est que je les connais bien): la première, c’est la peur de l’engagement.Doubt it!« Qu’arrivera t’il si je me mets à les aimer, ils vont me prendre tout mon temps et mon argent. La misère, c’est comme un trou noir, une fois qu’il accroche sa proie, c’est terminé, il pompe tout, et je suis englouti »

 

CulpabilitéLa deuxième, c’est la culpabilité : peur de mal faire ou pas assez, peur de blesser l’autre par mon niveau de vie, mon confort, ma chance de vivre en France.

 

La troisième  c’est la peur de souffrirChagrin, d’avoir mal. C’est une peur assez intelligente, effectivement cela peut faire mal d’aimer, cela fait mal de voir son prochain souffrir, de se sentir souvent impuissant.

 

 

Il peut y avoir la peur de la différence, « je suis vraiment trop différent d’eux, de toute façon, moi j’suis peinard dans ma petite vie, je ne vais pas aller me frotter à eux ! »Indifférence » Cette peur mène à l’indifférence. Comme le dit le chanteur   »tout mais pas l’indifférence » ( JJ Goldman ).

 

Il doit bien y avoir d’autres peurs, les articles dans ce rayon là ne manque pas.

 

 

Alors le cadeau ? c’est le cadeau de leur personne de leur « être ». En rencontrant le P. Michel Djaba ou Adonis Zogné, on peut le deviner, en allant sur place c’est le cadeau en continu. L’art de la rencontre, de la relation, cela prend du temps et du savoir faire. Les êtres sont en relation les uns les autres et ils te mettent immédiatement en relation avec eux si ton coeur le veut bien. Tu te sens alors révéler à toi-même. C’est ça aussi le cadeau, soi-même. Tel que l’on est, ni bien, ni mal, mais soi en vérité.

 

Alors effectivement, j’ai mal et j’ai du chagrin pour ses enfants et ses jeunes mais c’est indissociable d’une joie et d’une force qui me porte et permet de ne pas m’effondrer. Et je crois que ce n’est pas un hasard si ce sont très souvent les femmes les premières à répondre, les premières à partir quelques semaines là-bas, les premières à me demander des nouvelles d’une telle etc… KissLes femmes, par la maternité  savent bien que la joie et la souffrance sont indissociables… mais pas insurmontable (en tout cas pour la souffrance) !

 

Je  souhaite vraiment que vous puissiez un jour vivre ce moment là pleinement.  Les jeunes qui y sont partis en ont témoigné fortement.

 

 

Ce blog a aussi cette vocation : vous en donner un peu la saveur, d’y goûter, de nous relier un peu avec nos amis de la Kentaja, en ouvrant un peu ce cadeau pour  commencer à en vivre un peu… (…passionnément un jour je vous le souhaite).

 

Je vais y mettre leurs dessins, leurs poèmes, leurs photos, leurs témoignages. N’hésitez pas vous aussi à y mettre un peu du votre (par des commentaires aux articles ou des poésies, des choses qui montrent un peu de vous).

 

J’essayerai d’ajouter dans les articles des morceaux de poésies, de jolies photos ou vidéo…


Guide du blog :
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One thought on “Cadeau

  1. Marie dit :

    il ya aussi la peur d’être jugé et mal compris

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