Appel à l’aide

Pour la première fois dans notre histoire des amis de la kentaja, j’ai reçu un appel téléphonique peu ordinaire.

C’est une travailleuse sociale de la région parisienne qui m’appelle. Elle est avec une jeune camerounaise de 26 ans. Malgré son jeune âge, elle connait une vie chargée. Cela me fait la même sensation que bien d’autre jeunes ou enfants camerounais, nous neRegarde d'enfant sommes plus habitués à écouter le récit d’évènements tragiques, mais plein d’une destinée romanesque. Pudiquement, je ne me suis limité à l’essentiel afin de préserver sa dignité sachant tout ce qui arrive à notre connaissance n’est qu’une petite partie. Elle me trace rapidement les grands traits de sa vie.

Cette jeune, à qui je donne le prénom d’emprunt de Linda est orpheline et elle est élevée par sa tante au Cameroun dans un quartier de Douala, Linda doit tout faire à la maison. Le mariage de cette tante ne donne pas d’enfants, et par trois fois, Linda donnera naissance pour le compte de ce couple. Un jour suite à une humiliation publique de trop, Linda s’enfuit. Elle n’a pas de famille, pas de racines, ce pays ne veut plus d’elle… Elle rencontre alors un homme, un congolais, avec qui elle aura un autre enfant. Grace à lui, elle peut réaliser le projet de l’émigration vers l’Europe : les marches avec un bébé, la nourriture, payer  un passeur. Finalement elle parvient à venir en Espagne, puis en France. Une nouvelle rencontre avec homme lui donnera des jumelles.

Elle est maintenant dans un centre maternelle et fais une formation pour travailler, mais cette jeune mère pense sans cesse à ces 3 enfants dans les mains de sa tante, et elle a peur que l’histoire recommence. Eux aussi, sans famille ni tribu, sans protecteur.

Au centre maternel, la travailleuse sociale, pour l’aider,  fait des recherches sur internet pour trouver un orphelinat au Cameroun. Elle finit par trouver le n° des amis de la kentaja.  Elle m’appelle et demande ce que l’on peut faire, Lorsque je fais part de cette histoire au père Michel et que je lui demande ce qu’il peut faire, il me répond immédiatement « nous sommes là pour ces enfants, bien sûr que nous allons les recueillir ». J’ai parlé au téléphone avec Linda, j’ai senti une personne déterminée, qui s’exprime bien et qui a des ressources intérieur, mais qui a besoin de notre aide.

Trois enfants, c’est 135 € par mois pour couvrir tous les frais. Nos amis au Cameroun n’écoutent que leur cœur, mais ils n’auront pas les moyens de faire face. L’équilibre financier de la Kentaja est précaire. Linda pour l’instant ne peut pas participer, dès qu’elle le pourra elle le fera partiellement.

Nous avons 2 solutions : la première est de trouver de nouveaux parrains dans notre entourage,

La 2ème serait pour 27 d’entre nous d’augmenter de 5 € son parrainage mensuelle (ou 60 € par an).

Cela peut être une combinaison des 2.

Merci de votre attention

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